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Anniversaire de « l’atelier du souffle »
« L’atelier SOUFFLE » arrive actuellement à
son premier anniversaire. D’une façon
générale, cela semble plaire aux
participants, de par la bonne ambiance qui y
règne, ainsi que le côté sérieux nécessaire
à la juste exécution des différents
exercices de vocalise ; par exemple prendre
sa respiration au bon moment, tous
ensembles, avant de se lancer dans la phrase
musicale.
Alors que certains participants viennent une
seule fois, après les y avoir invités, pour
découvrir le déroulement d’une séance,
d’autres reviennent régulièrement deux fois
par semaine pendant tout leur séjour. Ceux
qui hésitent formulent en général qu’ils ne
chantent pas juste : ceci n’étant pas un
obstacle ; le plus important est que la
gestion du temps expiratoire soit travaillée
avec différents sons, qu’ils soient dans le
ton ou pas (la sortie des sons débute par le
vidage du ventre et non par des efforts de
gorge ).
Quelques constatations :
• l’exécution d’une chanson nécessite de
savoir reprendre de l’air au juste moment,
par une inspiration rapide buccale, donc de
le PREVOIR; un patient qui a tendance à être
essoufflé, en parlant, a moins
d’essoufflement, en général, quand il
chante.
• des voix parlées enrouées, rauques ou
voilées ressentent parfois moins de gène en
chantant ; les causes de l’enrouement étant
diverses : les prises de spray, une récente
intubation, ou une atteinte des cordes
vocales ; « la voix chantée » peut être
parfois différente de « la voix parlée ».
• certains exercices ont pour but d’allonger
la phrase musicale, ou d’en lier deux à la
suite, sans reprendre son souffle entre les
deux.
• la décontraction rapide du diaphragme est
parfois recherchée par ‘’l’expulsion
brusque’’ de certains sons : la rentrée
forcée du ventre, par la contraction active
des abdominaux, entraîne simultanément la
montée rapide de ce muscle diaphragme ; des
exemples : tcheu, tcheu --- la hop, hop la
--- tibili bili hou hou, hou hou.
• le nombre moyen des participants à cet
ATELIER est environ de 8 à 10 personnes ;
certaines séances ont atteint 14 «
souffleurs ».
• dans plusieurs occasions, des patients se
sont proposés à chanter en solo,
interprétant Eddy Mitchell et Jacques Brel…
D’autres, parfois, sont musiciens. Une
patiente opérée a osé et réussi à chanter
une chanson de Brassens, accompagnée par son
mari (invité pour l’occasion) avec sa
guitare. Un ancien guitariste, qui avait
joué dans un groupe, a animé quelques
séances : cela a été l’occasion pour lui de
renouer avec cet instrument qu’il avait
délaissé depuis un certain temps tout en
tentant de rechanter en même temps, ce qu’il
ne réussissait plus à faire depuis
longtemps. Un autre patient opéré récemment
se servait de sa flûte traversière pour
retravailler son souffle, et il a aussi
accompagné quelques chansons de variétés :
ce qui l’arrangeait, car il disait chanter
comme une « casserole ». Un CD a été écouté
pour aider à interpréter en groupe une
chanson de Bourvil (la tendresse), ce genre
de chant est photocopié à l’avance. Un
harmonica sert parfois à accompagner les
chansons de fin de séance, utilisé par celui
qui dirige l’atelier.
Une proposition a été faite par une des
participantes assidues à cet atelier :
pourrait-il y avoir, comme ce qui existe
déjà pour les exercices de gymnastique, une
fiche spécifique à certains exercices de
vocalise (ceux qui sont globalement
effectués pendant les séances), fiches
d’ailleurs qui sont remises au patient(e)s
au moment de leur sortie.
• Enfin, un des projets est d’acquérir un
MELODICA, instrument intéressant pour le
changement de tonalité(qui est fait
actuellement à l’oreille !) pendant un
exercice.
A bientôt
Philippe Daniellou
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